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Comment fonctionne votre diagnostic de résilience

La démarche derrière votre score.

En quelques minutes, ce diagnostic évalue votre capacité à faire face à une crise — catastrophe naturelle, coupure prolongée, évacuation. Il ne s'agit pas d'un test à « bonnes réponses », mais d'une mesure structurée et reproductible de votre niveau de préparation. Voici, en toute transparence, comment il est construit.

1. Une approche fondée sur la hiérarchie des besoins

Le diagnostic s'appuie sur la pyramide de Maslow, transposée à la résilience face aux crises : votre préparation est évaluée niveau par niveau, du plus vital (boire, se nourrir, avoir chaud) au plus stratégique (anticiper, planifier une évacuation). Les niveaux vitaux pèsent le plus lourd dans la note — un manque à la base coûte davantage qu'un manque au sommet — mais chaque niveau compte séparément : une bonne préparation stratégique n'annule jamais un besoin vital non couvert, et ne le masque qu'en partie.

2. Les cinq dimensions évaluées

P — Besoins physiologiques : boire, se nourrir, se protéger du froid, hygiène et premiers soins. Le socle vital.

M — Sécurité matérielle : s'informer sans réseau, faire du feu, s'éclairer, bricoler, payer sans carte, prouver son identité.

A — Capital social : sur qui vous pouvez réellement compter à proximité. La solidarité de voisinage.

K — Autonomie cognitive : vos compétences pratiques (secourisme, autonomie) et votre rapport au risque — paralysie, déni ou action.

V — Projection et stratégie : votre capacité à anticiper et à exécuter un plan (lieu de repli, évacuation répétée).

3. Des réponses transformées en mesure objective

Chaque question décrit une situation concrète : « plus d'eau au robinet », « panne d'électricité générale ». À chaque réponse correspond un nombre de points défini à l'avance, identique pour tous. Vos points sont ensuite rapportés au maximum atteignable sur le thème, ce qui donne un pourcentage de préparation de 0 à 100 %.

Cette normalisation garantit qu'aucun thème ne pèse mécaniquement plus qu'un autre du seul fait qu'il comporte plus d'options — et que le barème reste comparable d'une personne à l'autre.

4. Une pondération qui reflète les priorités vitales

Tous les besoins ne se valent pas : disposer d'eau est plus déterminant que savoir bricoler. Chaque dimension reçoit donc un poids, calibré selon son caractère vital. Les besoins physiologiques pèsent le plus, la projection long terme le moins.

Poids de chaque dimension

  • Besoins vitaux35 %
  • Sécurité matérielle30 %
  • Capital social15 %
  • Autonomie cognitive10 %
  • Projection et stratégie10 %

5. Une note globale de préparation

La combinaison pondérée de vos cinq dimensions produit une note globale de préparation. À ce stade, elle mesure vos moyens et vos compétences indépendamment de l'endroit où vous vivez : c'est votre socle de résilience « brut ».

6. Une contextualisation par le risque réel

Être bien préparé n'a pas la même portée selon votre exposition. Nous croisons donc, pour chaque aléa — chaleur, froid, inondation, sécheresse, coupure d'énergie — votre exposition, à la fois perçue et objective selon votre territoire, avec votre niveau de préparation sur les thèmes précisément concernés par cet aléa.

Principe : une préparation complète n'est jamais pénalisée — un score parfait reste parfait. En revanche, un manque ne dégrade votre note que s'il porte sur un risque auquel vous êtes réellement exposé. Ne pas avoir de solution d'eau potable abaisse fortement le score en zone de sécheresse, mais beaucoup moins ailleurs.

7. Votre score final et son interprétation

Le résultat est un score sur 100, accompagné d'un niveau et d'un profil radar de vos cinq dimensions. Surtout, le diagnostic identifie votre « maillon faible » : la dimension la moins solide, qui constitue votre priorité d'action. Car selon la logique de la pyramide, c'est le niveau le plus bas non couvert qui détermine votre vulnérabilité réelle.

8. Notre engagement de transparence

Ce score est un point de départ, pas un verdict. Il repose sur vos déclarations et vise à vous aider à progresser, puis à mesurer cette progression dans le temps. Le barème et les pondérations sont explicites, documentés et révisables à mesure que la méthode est affinée. Aucune « boîte noire » : chaque point de votre score peut être retracé et expliqué.

En résumé : réponses concrètes → mesure normalisée par thème → pondération par priorité vitale → note globale → ajustement selon le risque de votre territoire → score final et priorité d'action.

Barème en vigueur : version v2.1.

Comment fonctionne votre diagnostic de résilience — Resilient Level